Succession · immobilier

Frais de succession sur une maison

Hériter d'un bien immobilier a un coût. Entrez la valeur de la maison et votre lien de parenté : l'outil calcule les droits de succession, l'abattement de 20 % sur la résidence principale, et estime les frais de notaire.

Valeur vénale au jour du décès. Si vous héritez à plusieurs, indiquez la valeur de votre part.
Coût total de l'héritage
Renseignez la valeur du bien.

Le détail

Droits de succession et frais de notaire.

Valeur de la maison
Abattement résidence principale20 % si occupée par le conjoint ou un enfant mineur
Abattement personnelSelon le lien de parenté
Part taxable
Droits de successionImpôt versé à l'État
Frais de notaire (estimation)Émoluments + débours, TTC
Total à payer
Ce qu'il vous resteValeur du bien nette de frais

Combien coûte l'héritage d'une maison ?

Hériter d'un bien immobilier fait apparaître deux factures distinctes, qu'on confond presque toujours : les droits de succession, un impôt versé à l'État, et les frais de notaire, qui rémunèrent son travail. Les deux s'additionnent — et le notaire est obligatoire dès qu'un bien immobilier figure dans la succession.

L'abattement de 20 % sur la résidence principale

C'est l'avantage le plus souvent oublié. Si le bien était la résidence principale du défunt et qu'au jour du décès elle est encore occupée par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant mineur ou protégé, sa valeur est réduite de 20 % pour le calcul des droits.

Une maison estimée 300 000 € n'est alors retenue que pour 240 000 €. Pour un enfant unique, cela représente environ 12 000 € de droits économisés — simplement parce que la condition d'occupation est remplie.

Attention : cet abattement ne s'applique pas si la maison est vide au décès, ou s'il s'agissait d'une résidence secondaire ou d'un bien locatif.

Les droits de succession sur le bien

Une fois la valeur retenue, on applique l'abattement lié au lien de parenté (100 000 € pour un enfant), puis le barème progressif : de 5 % à 45 % en ligne directe, 55 % pour un neveu, 60 % pour un concubin ou un ami. C'est ce dernier cas qui rend l'héritage immobilier hors famille souvent impossible à assumer : sur une maison à 300 000 €, un concubin devrait verser près de 180 000 € au fisc.

Le simulateur complet des droits de succession détaille chaque tranche.

Les frais de notaire sur une succession immobilière

Les émoluments du notaire sont fixés par décret et identiques dans toute la France : changer d'office ne les fait pas baisser. Ils se composent de plusieurs actes :

Ajoutez la TVA à 20 % sur les émoluments et les débours (les sommes avancées par le notaire : état civil, publicité foncière, fichier des testaments), soit 150 à 400 € en général.

En pratique, pour une succession de 300 000 € avec un bien immobilier, comptez 3 500 à 5 500 € TTC de frais de notaire — hors droits de succession. Soit environ 1,5 à 2 % de l'actif.

Bonne nouvelle : ces frais sont déductibles de l'actif taxable. Ils réduisent donc mécaniquement les droits de succession à payer.

Le droit de partage : la mauvaise surprise

Si vous héritez à plusieurs et que vous souhaitez sortir de l'indivision (chacun récupère sa part, l'un rachète les autres, ou le bien est vendu et le prix réparti), un droit de partage s'applique — de l'ordre de 2,5 % de l'actif net partagé. Sur 300 000 €, cela représente environ 7 500 € : souvent plus que les émoluments du notaire eux-mêmes.

Ce droit n'est dû que si vous procédez à un partage formel. Tant que les héritiers restent en indivision, il n'est pas exigible — mais l'indivision a ses propres inconvénients.

Comment réduire la facture

Le piège classique : hériter d'une maison sans liquidités. Les droits doivent être payés dans les six mois suivant le décès, en argent. Sans trésorerie, les héritiers sont parfois contraints de vendre le bien en urgence — donc mal. Anticiper avec une assurance-vie évite ce scénario.

Questions fréquentes

Quels sont les frais de succession sur une maison ?

Deux postes s'additionnent : les droits de succession (impôt sur la valeur du bien, après abattements, de 5 à 60 % selon le lien de parenté) et les frais de notaire (émoluments et débours, soit environ 1,5 à 2 % de l'actif, TVA comprise).

Y a-t-il un abattement sur la résidence principale ?

Oui, de 20 % sur sa valeur, à condition qu'au jour du décès elle soit encore occupée par le conjoint survivant, le partenaire de PACS, ou un enfant mineur ou protégé.

Faut-il obligatoirement un notaire ?

Oui, dès que la succession comprend un bien immobilier : l'attestation de propriété est indispensable pour mettre le bien au nom des héritiers.

Peut-on vendre la maison pour payer les droits ?

Oui, mais les droits sont exigibles dans les six mois suivant le décès, alors qu'une vente prend souvent plus longtemps. C'est pourquoi il est prudent d'anticiper avec des liquidités, par exemple via une assurance-vie.

Combien paie un concubin qui hérite d'une maison ?

60 % après un abattement de seulement 1 594 €. Sur une maison de 300 000 €, cela représente près de 180 000 € de droits. Le concubinage n'ouvre aucune protection successorale : seuls le mariage ou le PACS avec testament permettent d'y échapper.

Indicatif, non contractuel. Barème et abattements 2026 (articles 777, 779 et 764 bis du CGI). L'estimation des frais de notaire est un ordre de grandeur : elle ne remplace pas un devis. Ce simulateur ne tient compte ni des donations antérieures, ni du démembrement, ni du droit de partage. Consultez un notaire.