Succession · barème 2026

Simulateur des droits de succession

Entrez la part reçue et votre lien de parenté avec le défunt : l'outil applique l'abattement, le barème progressif et vous donne les droits à payer.

La part revenant à cet héritier, après déduction des dettes. Les droits se calculent par héritier, pas sur le total de la succession.
Droits de succession à payer
Renseignez la part reçue.

Le détail du calcul

Par héritier.

Part reçue
Abattement applicableSelon le lien de parenté
Part nette taxable
Droits de succession
Taux effectifDroits rapportés à la part reçue
Ce qu'il vous reste

Comment se calculent les droits de succession ?

Les droits de succession ne se calculent pas sur le patrimoine total du défunt, mais sur la part nette revenant à chaque héritier. Sur cette part, on applique d'abord un abattement qui dépend du lien de parenté, puis un barème progressif sur ce qui reste.

Deux personnes recevant la même somme peuvent donc payer des droits très différents : tout dépend du lien avec le défunt. C'est la règle la plus importante à comprendre.

Les abattements 2026 par lien de parenté

L'abattement est la fraction de la part reçue qui échappe totalement à l'impôt. Ces montants n'ont pas été revalorisés depuis 2012.

HéritierAbattement
Conjoint marié ou partenaire de PACSExonération totale
Enfant (par parent) ou ascendant100 000 €
Petit-enfant1 594 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Tiers, concubin, ami1 594 €
Personne handicapée (cumulable)+ 159 325 €
Le conjoint est exonéré, l'enfant ne l'est pas. C'est la confusion la plus fréquente. Le conjoint survivant marié ou pacsé ne paie aucun droit, quel que soit le montant (loi TEPA de 2007). L'enfant, lui, bénéficie seulement d'un abattement : au-delà de 100 000 €, il est taxé. Le concubin, en revanche, est traité comme un tiers : 60 % après un abattement de 1 594 €.

Barème des droits de succession en ligne directe

Après abattement, la part nette taxable d'un enfant ou d'un parent est soumise à ce barème progressif à sept tranches (article 777 du CGI) :

Part nette taxableTaux
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 072 € à 12 109 €10 %
De 12 109 € à 15 932 €15 %
De 15 932 € à 552 324 €20 %
De 552 324 € à 902 838 €30 %
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %
Au-delà de 1 805 677 €45 %

La tranche à 20 % est de loin la plus courante : elle s'applique dès 15 932 € et couvre une plage de plus de 536 000 €.

Hors ligne directe : des taux beaucoup plus lourds

Dès qu'on quitte la ligne directe, la fiscalité se durcit fortement : 35 % jusqu'à 24 430 € puis 45 % au-delà entre frères et sœurs, 55 % pour les neveux et nièces, et 60 % pour un tiers ou un concubin. C'est ce qui rend la transmission hors famille proche si coûteuse.

Qui est exonéré de droits de succession ?

Sont totalement exonérés :

Le legs à une association : une transmission sans droits

C'est un point peu connu et pourtant décisif. Un legs consenti par testament à une association ou fondation reconnue d'utilité publique ou d'intérêt général est exonéré de droits de succession : l'organisme reçoit l'intégralité de la somme.

La comparaison est frappante. Un neveu qui hérite de 50 000 € en verse plus de 23 000 € au fisc (55 % après un abattement de 7 967 €). Un ami ou un concubin en verse près de 29 000 € (60 %). La même somme léguée à une association d'intérêt général arrive intégralement à destination, sans le moindre prélèvement.

C'est pourquoi le legs est un outil de transmission souvent choisi par les personnes sans héritier direct : plutôt que de laisser 60 % partir en droits, elles orientent le capital vers une cause. Un don de votre vivant obéit à une autre logique — il réduit votre impôt sur le revenu — mais les deux approches se complètent.

Le rappel fiscal des 15 ans

Attention à une règle qui surprend beaucoup d'héritiers : les donations consenties moins de 15 ans avant le décès sont réintégrées dans le calcul. Si un parent a donné 80 000 € à son enfant il y a dix ans, l'abattement disponible au décès n'est plus que de 20 000 €, et non de 100 000 €.

Passé 15 ans, en revanche, la donation est définitivement « purgée » et l'abattement se reconstitue intégralement. C'est tout l'intérêt d'anticiper : voir notre page sur la donation et le don manuel.

Questions fréquentes

Comment calculer les droits de succession ?

On part de la part nette revenant à chaque héritier, on retire l'abattement lié au lien de parenté (100 000 € pour un enfant), puis on applique le barème progressif sur le solde : 5 % à 45 % en ligne directe.

Qui est exonéré des droits de succession ?

Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés. Le sont aussi, sous conditions, certains frères et sœurs, ainsi que les associations et fondations reconnues d'utilité publique ou d'intérêt général sur les legs reçus.

Quel est l'abattement pour un enfant en 2026 ?

100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans. Un enfant handicapé cumule un abattement supplémentaire de 159 325 €, soit 259 325 € au total.

Combien paie un neveu ou un ami sur un héritage ?

Un neveu est taxé à 55 % après un abattement de 7 967 €. Un tiers ou un concubin est taxé à 60 % après un abattement de 1 594 €. C'est la fiscalité la plus lourde de la transmission.

Un legs à une association est-il taxé ?

Non. Les legs consentis aux associations et fondations reconnues d'utilité publique ou d'intérêt général sont exonérés de droits de succession : l'organisme reçoit l'intégralité de la somme.

Indicatif, non contractuel. Barème et abattements en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2026 (articles 777 et 779 du CGI). Ce simulateur ne tient pas compte des situations particulières (assurance-vie, démembrement, pacte Dutreil, donations antérieures). Il ne remplace pas l'avis d'un notaire.